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Le rendez-vous de l'innovation #14

08 février 2022

Emballages : un secteur qui se réinvente

Depuis plusieurs années les emballages sont montrés du doigt pour leur impact environnemental. Qu’il s’agisse d’appareils ménagers, de cosmétiques, de conteneurs alimentaires ou de fournitures d’expédition, des quantités massives de déchets sont générées par les emballages.

En conséquence plusieurs réglementations sont mises en place, à l’instar du dernier décret en date qui prévoit l’interdiction d’utilisation d’emballages plastiques pour de nombreux fruits et légumes à compter du 1er janvier 2022.

Ces évolutions réglementaires et sociétales poussent alors les entreprises à développer de nouvelles solutions durables.

  • Notion de durabilité

Le cycle de vie d’un emballage est constitué d’un grand nombre d’étapes impactantes sur l’environnement.

Des matières premières sont extraites, puis sont mélangées, converties pour obtenir l’emballage. Ce dernier est ensuite utilisé pour conditionner le produit, qui est transporté, utilisé avant d’enfouir, d’incinérer, de recycler ou de composter l’emballage (et le produit dans certains cas).

Un emballage durable peut donc être défini comme un emballage exploitant de manière optimisées les ressources à chaque étape de son cycle de vie.

Chaque emballage est unique et certaines stratégies de durabilité présenteront plus ou moins d’atouts. Il faut veiller à ce que la modification d’une étape n’en impacte pas une autre négativement. Par exemple la production d’emballages avec du plastique oxodégradable, un matériau souvent présenté comme plus écologique car pouvant se dégrader au contact de la lumière ou de la chaleur, mais qui se fragmente en réalité en microparticules qui peuvent se retrouver dans la nature.

De plus les aspects sociétaux et économiques doivent être considérés afin de s’inscrire réellement dans une démarche de développement durable. Nous comprenons alors les problématiques auxquelles font face les entreprises.

  • Quelles solutions existent ?

Plusieurs solutions ont récemment vu le jour, chacune mettant en avant atout environnemental : recyclable, biodégradable, compostable ou réutilisable. Chacun de ces aspects visent ainsi à réduire l’impact de l’une des étapes du cycle de vie de l’emballage et dans l’idéal de coupler plusieurs de ces caractéristiques.

Dans le cas des fruits et légumes, l’emballage cartonné est une solution attractive dans la mesure où son coût, sa légèreté, sa malléabilité, ou encore sa recyclabilité en font un matériau de choix. Toutefois sa mauvaise tenue à l’humidité ne permet pas de l’utiliser dans tous les cas de figure. Des traitements peuvent être alors apportés au carton, au détriment toutefois de ses avantages environnementaux.

Une seconde piste étudiée dans le secteur alimentaire concerne des emballages comestibles pouvant être dégustés avec les produits qu’ils protègent. Ces emballages se présentent sous la forme de films ou revêtements à base de biopolymères.

La fabrication additive, ou impression 3D, constitue également une piste pour les industriels. La technologie permet désormais d’utiliser des matériaux respectueux de l’environnement et d’obtenir des produits sur mesure. Par rapport aux méthodes de fabrication traditionnelles, l’impression 3D génère 70 à 90 % de déchets en moins et offre surtout la possibilité de recycler les matériaux utilisés.

Cependant lorsque le volume de production est important, les technologies de fabrication traditionnelles sont pour le moment bien plus économiques que les solutions d’impression 3D.

Enfin au-delà de la nature des matériaux employés, le design de l’emballage est également primordial. Dans le secteur de l’e-commerce, les concepteurs s'efforcent aujourd'hui de tourner définitivement la page des caisses surdimensionnées qui obligent à combler d'importants volumes avec « de l'air » sous forme de ballonnets, films plastiques à bulles ou autre. Ceci doit ainsi permettre d’optimiser la consommation de matières premières mais également les capacités de transport.

  • Pas de solution unique

Le besoin de pluraliser les solutions viables techniquement, environnementalement et économiquement est donc essentiel afin de pouvoir répondre aux différents besoins existants.Dans le but d’éliminer le plastique à usage unique, la science des matériaux aura donc dans les années à venir un rôle déterminant.

Toutefois dans certains cas il n’existe pas encore d’alternatives au plastique et un effort considérable devra être réalisé pour développer les filières de recyclage des différents matériaux. A ce titre la France dispose d’un équipement unique en Europe, une ligne test inaugurée par le COTREP et l’IPC pour les emballages plastiques ménagers permettant d’étudier en amont la recyclabilité des différents matériaux envisagés.

Ainsi il ne suffit pas de modifier le matériau utilisé pour rendre un emballage durable, et des réflexions poussées sont donc réalisées de nos jours pour repenser l’ensemble de l’industrie du packaging.

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