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Parole d'expert
28 novembre 2025

Cession de fonds de commerce ou cession de titres ?

Préambule

Article rédigé dans l’hypothèse d’une cession de 100% des titres.

Au moment de céder son activité à un repreneur, un dirigeant se questionne nécessairement sur la façon de procéder à la cession.

Le droit offre deux voies pour réaliser cette opération : la cession du fonds de commerce et la cession de titres (hypothèse d’une cession de 100% des titres).

Ces deux options présentent des similitudes mais sont bien différentes. Intéressons-nous aux différences entre ces deux formes de cession.

Les deux options en détail

L'objet cédé

Cession de fonds de commerce - Le fonds de commerce qui appartient à la société.

Cession de titres - Les titres qui composent le capital social.

Les effets sur la société

Cession de fonds de commerce - C’est la société qui cède le fonds. Après cession, elle n’aura plus d’activité.

Cession de titres - Le propriétaire des titres change. L’activité reste la propriété de la société.

Qui perçoit les sommes et supporte la fiscalité ?

Cession de fonds de commerce - La société. 

Cession de titres - Le ou les cédant(s) des titres.

L'impact sur les contrats d'exploitation

Cession de fonds de commerce - Les contrats conclus « intuitu personae » devront faire l’objet d’une autorisation de la part du cocontractant pour être transmis au nouvel exploitant.

Cession de titres - Les contrats conclus par la société demeurent exécutés par celle-ci, donc pas de démarche particulière sauf s’ils comportent une clause de changement d’actionnariat ou de direction.

La garantie

Cession de fonds de commerce - Il n’y a aucune garantie ou bien une garantie limitée au passif social.

Cession de titres - Le ou les cédants sont amenés à concéder une Garantie d’Actif et de Passif (GAP). La plupart du temps, la GAP lie le ou les cédants sur une période de 3 à 4 ans après la cession. Pour rappel, la GAP n’est pas obligatoire mais dans la pratique elle est presque toujours prévue.

La solidarité

Cession de fonds de commerce - L’acquéreur est solidaire des dettes du vendeur, dans la limite maximale du prix de cession et pour une durée maximale de 5 mois et demi. Cela conduit à la mise en place d’un séquestre sur le prix de cession (qui n’est perçu par le vendeur qu’à l’issue du délai de solidarité). Les règles diffèrent si le fonds n’est pas commercial. S’il y a un bail commercial, le vendeur est solidaire du bon paiement des loyers par l’acquéreur, pendant un délai de 3 ans. 

Cession de titres - Il n'y a aucune solidarité, sauf si celle-ci est prévue contractuellement.

La fiscalité sur l'opération

Cession de fonds de commerce - Droits d’enregistrement de 3% jusqu’à 200.000 € et de 5% au-delà de 200.000 € de prix de cession (abattement de 23.000€)

Cession de titres - Pour les parts sociales (SARL, société civile, SNC) : 3 % du prix de cession, avec abattement de 23.000€. Pour les actions (SAS et SA principalement) : 0,1 % du prix de cession.

L'important pour faire le bon choix

Chacune de ces 2 opérations a ses atouts et ses contraintes. De nombreuses questions doivent être posées pour déterminer sous quelle forme céder l’activité, par exemple :

  • Quels sont les projets de l’entrepreneur après la cession ?
  • Quels droits sont transmis avec la société ?
  • Quels sont les projets de l’acquéreur ?
  • Quelle fiscalité va s’appliquer ?

Une étude attentive de chaque cas est nécessaire afin de permettre une transmission d’entreprise dans les meilleures conditions.

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