Portrait de Anne-Laure Normand
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08 juillet 2026

Portrait de Anne-Laure Normand

Anne-Laure Normand, avocate fiscaliste à Brest

Anne-Laure Normand accompagne les chefs d'entreprise, dirigeants, directions financières et particuliers dans leurs problématiques de droit fiscal. Forte de plus de dix ans d'expérience en tant que juriste fiscaliste, elle choisit de revenir dans le Finistère pour mettre ses compétences juridiques au service des acteurs économiques du territoire en rejoignant le cabinet Fidal à Brest.

En 2026, elle prête serment et devient avocate en droit fiscal. Elle intervient notamment dans le cadre de réorganisations d'entreprises, de transmissions, d'opérations exceptionnelles et de l'optimisation de la situation fiscale de ses clients. Découvrez en plus sur son portrait ci-dessous. 

Présentez votre parcours

"Après mes études de droit à Brest et Rennes, je décide de faire une VIE dans un cabinet d'avocats à Casablanca en 2011. Ensuite, je travaille en tant que juriste au sein de directions fiscales de groupes internationaux à Paris jusqu'à 2016, avant de revenir dans le Finistère au sein de la direction financière du Crédit Mutuel Arkéa. En 2023, je rejoins Fidal Avocats au bureau de Brest avant de prêter serment en 2026."

Après +10 ans en tant que juriste, pourquoi avoir décidé de passer le barreau ?

"Mon expérience de juriste en entreprise, pendant plus de 10 ans, m'a donné une compréhension fine des enjeux des entreprises et de leurs contraintes opérationnelles. En devenant avocate, j'ai souhaité mettre cette expertise au service de mes clients avec un champ d'intervention plus large et une volonté de fonder des relations de confiance et d’effectuer des accompagnements sur mesure.

Il me semble que cette double expérience (entreprise/cabinet) constitue aujourd'hui un atout : elle me permet d'allier une approche pragmatique des besoins de l'entreprise à l'exigence technique et stratégique de la profession d'avocat fiscaliste."

Comment expliquez-vous votre métier ?

"Que vous soyez chef d’entreprise, directeur comptable ou particulier, ce qui me plaît particulièrement dans la fiscalité, c’est qu’elle se situe à la croisée du droit et du chiffre.

Derrière des situations juridiques parfois complexes se cachent des conséquences fiscales très concrètes et parfaitement quantifiables. J'apprécie cette dimension à la fois technique et pragmatique : il ne s'agit pas seulement d'analyser une règle de droit, mais d'en mesurer les impacts réels pour l'entreprise ou le dirigeant.

Ce qui me passionne le plus, c'est la dimension humaine de mon métier : comprendre les enjeux de chaque client, établir une relation de confiance durable et contribuer concrètement à la réussite de leurs projets. La fiscalité est une matière qui exige de comprendre les enjeux juridiques tout en gardant constamment à l'esprit leurs traductions économiques et financières.

J'aime ce lien direct entre la réflexion juridique et ses effets concrets.

Qu'il s'agisse d'une réorganisation, d'une transmission ou d'une opération exceptionnelle, la satisfaction de mon métier réside dans le fait de sécuriser les projets de nos clients tout en leur permettant d'optimiser leur situation fiscale. C'est particulièrement gratifiant lorsque mon intervention se traduit par des économies significatives ou par la préservation de ressources qui pourront être réinvesties dans le développement de leur activité."

Si vous n’étiez pas avocate, que feriez-vous ?

"Si je devais aujourd'hui quitter le monde du droit, je pense que je me tournerais vers le métier de conductrice de travaux.

Cela peut sembler éloigné de mon activité actuelle, mais j'y retrouve finalement ce qui me motive au quotidien : participer à des projets importants, coordonner différents acteurs et contribuer concrètement à leur réalisation.

J'aime l'idée de construire, de faire avancer les choses et de voir le résultat tangible d'un travail collectif. Qu'il s'agisse d'accompagner un dirigeant dans une opération stratégique ou de mener à bien un projet de construction, ce qui m'intéresse avant tout est de contribuer à la réussite d'un projet qui a du sens pour les personnes concernées."

Si vous n’étiez pas avocate, que feriez-vous ?

"Je pense que je me tournerais vers le métier de conductrice de travaux. Cela peut sembler éloigné de mon activité actuelle, mais j'y retrouve finalement ce qui me motive au quotidien : participer à des projets importants, coordonner différents acteurs et contribuer concrètement à leur réalisation. J'aime l'idée de construire, de faire avancer les choses et de voir le résultat tangible d'un travail collectif. Qu'il s'agisse d'accompagner un dirigeant dans une opération stratégique ou de mener à bien un projet de construction, ce qui m'intéresse avant tout est de contribuer à la réussite d'un projet qui a du sens pour les personnes concernées."

Comment votre métier d’avocat s’ancre-t-il dans les enjeux du territoire breton ? 

"Brestoise d’origine, j'apprécie particulièrement de pouvoir accompagner des entrepreneurs qui participent au dynamisme économique du Finistère.

Derrière chaque dossier fiscal, il y a souvent un projet de croissance, de transmission ou d'investissement qui contribue à faire vivre le territoire."

Que diriez-vous à une personne qui pense que l’intervention d’un avocat est une contrainte ?

"Je lui dirais qu'un avocat ne doit pas être perçu comme une contrainte, mais comme un investissement.

En fiscalité, les décisions prises aujourd'hui peuvent entraîner des conséquences importantes demain. J’indique souvent à mes clients qu’anticiper la fiscalité c’est éviter de la subir.

Un avocat coûte rarement autant qu'une mauvaise décision prise sans conseil. Notre rôle est avant tout de sécuriser les projets et d'aider nos clients à effectuer les bons choix au bon moment."