Propriété intellectuelle : un nouvel atelier pour aider les start-up à mieux protéger leurs innovations
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18 février 2026

Propriété intellectuelle : un nouvel atelier pour aider les start-up à mieux protéger leurs innovations

En partenariat avec le Village by CA Loire Haute-Loire

Atelier propriété intellectuelle

Cette année encore, Emilie PESSIEAU, avocat au département Propriété Intellectuelle, Numérique, Tech & Données et Guillaume Brunel, Chargé d’affaires Propriété Industrielle à l'INPI Délégation Auvergne-Rhône-Alpes ont animé un atelier à destination des start-up du Village by CA Loire Haute-Loire. L'objectif : offrir aux entrepreneurs les bons réflexes pour protéger efficacement leurs créations et sécuriser leur développement.

Pourquoi la propriété intellectuelle demeure un enjeu clé pour les start-up ?

Les échanges ont rappelé un point essentiel : les actifs immatériels - innovations technologiques, marques, etc. - constituent bien souvent la valeur principale d'une jeune entreprise. Une protection insuffisante peut fragiliser le modèle économique, réduire l'attractivité auprès des investisseurs ou ouvrir la voie à des imitations préjudiciables. Ces éléments sont autant de risques régulièrement observés dans l'écosystème de l'innovation.

3 étapes clés bâtir sa stratégie de propriété intellectuelle

Identifier ses actifs immatériels

Les start-up sont invitées à réaliser une cartographie complète de tout ce qui pourrait être protégé au titre de la propriété intellectuelle : technologies, contenus, logiciels, identité visuelle, etc. Cette première étape permet de révéler des éléments parfois sous-estimés ou non formalisés.

Qualifier la nature des droits mobilisables

Plusieurs mécanismes juridiques existent : marque, brevet, droit d'auteur, dessin et modèle, etc. Chaque type d'actif relève d'un régime spécifique. L'enjeu est d'associer le bon titre de propriété intellectuelle à la bonne création.

Mettre en place une protection adaptée

Une fois les actifs identifiés et qualifiés, l'entreprise doit protéger ses actifs par un ou plusieurs titre(s) de propriété intellectuelle. Il s'agit de procéder aux démarches de dépôts. Ce travail constitue un socle de crédibilité dans les discussions avec des partenaires business ou des investisseurs potentiels. 

Une mise en situation pour ancrer la théorie dans la pratique

Emilie Pessieau et Guillaume Brunel ont proposé aux entrepreneurs un atelier pratique imaginé autour d'une start-up fictive confrontée à des décisions structurantes en matière de développement et de propriété intellectuelle. Les participants ont pu décrypter collectivement le cas et ainsi :

  • identifier les actifs immatériels nécessitant une protection
  • déterminer les mécanismes de propriété intellectuelle les plus adaptés
  • repérer les pièces classiques à éviter
  • évaluer l'impact de la protection sur la crédibilité du projet

Cette démarche immersive a permis à chacun de faire le lien entre la théorie et la pratique et de questionner sa stratégie de propriété intellectuelle actuelle.

La propriété intellectuelle : un levier business, pas une contrainte

L'atelier s'est conclu sur une conviction forte : penser propriété intellectuelle ce n'est pas seulement sécuriser ses innovations, c'est aussi renforcer son positionnement de marché, consolider la confiance des partenaires et faciliter la levée de fonds.

Une technologie ou une marque solidement protégée devient non seulement un argument de poids dans les négociations mais aussi un gage essentiel de crédibilité auprès des investisseurs et partenaires.

Emilie Pessieau, avocat en propriété intellectuelle au cabinet Fidal, et Guillaume Bruel, chargé d'affaires Propriété Industrielle à l'INPI, lors de l'animation de l'atelier.

 

Merci à l'équipe du Village by CA Loire Haute-Loire et particulièrement à Bertrand Largeron, Maire du Village by CA LHL, pour l'accueil et l'organisation de l'atelier.