Guide pratique des contrats d'enregistrement musical
auteurs
Anne Marie Pecoraro Avocate Directrice Associée
Actualité
30 septembre 2026

Guide pratique des contrats d'enregistrement musical

Dans cet article, Anne-Marie Pecoraro propose une analyse détaillée des contrats d'enregistrement dans l'industrie musicale et met en lumière les principales clauses que les artistes, managers et avocats spécialisés doivent examiner avec attention.

L'auteure distingue les contrats d'enregistrement des contrats de licence et de distribution. Les premiers concernent la production et la fixation des enregistrements, tandis que les seconds portent sur l'exploitation commerciale et la diffusion des œuvres déjà produites.

L'article aborde notamment :
•    L'identification des parties et la définition précise de leurs rôles.
•    La description du projet artistique, les engagements d'enregistrement et les clauses d'exclusivité.
•    L'étendue des droits cédés, leur durée et leur portée territoriale.
•    Les obligations de promotion, de communication et de gestion des réseaux sociaux.
•    Les mécanismes de rémunération, incluant les avances, les royalties et les clauses de recoupement ou de cross-collateralisation.
•    Les obligations de transparence, les reportings financiers et les droits d'audit des artistes.
•    La protection des droits moraux, notamment le respect du nom de l'artiste et de l'intégrité de ses interprétations.
•    Les modalités de résiliation, les mécanismes de réversion des droits, l'exploitation audiovisuelle et les droits dérivés.

L'article met également en avant les protections prévues par le droit français et européen, notamment la Directive (UE) 2019/790, qui renforce les droits des artistes grâce à des obligations accrues de transparence, un droit de révocation en cas de non-exploitation des œuvres et la possibilité d'obtenir une rémunération complémentaire lorsque la rémunération initialement prévue devient manifestement insuffisante au regard du succès commercial du projet.

Enfin, Anne-Marie Pecoraro souligne les nouveaux défis du secteur musical, tels que le piratage, l'exploitation non autorisée des œuvres, le « value gap » des plateformes numériques et l'intelligence artificielle. Elle conclut en soulevant une question essentielle pour l'avenir du secteur : qui détiendra le contrôle de l'utilisation des interprétations artistiques dans les systèmes d'intelligence artificielle et les exploitations futures des enregistrements ?