Renforcement des capacités : la condition d'un recours maîtrisé aux PPP en Afrique
Les partenariats public-privé (PPP) occupent une place croissante dans les stratégies de développement des États africains, en particulier pour répondre aux besoins structurants en infrastructures et en services publics. Mais un constat s'impose désormais sur l'ensemble du continent : la réussite de ces montages complexes ne dépend pas seulement des capitaux mobilisés ou de la qualité des cadres juridiques. Elle repose d'abord sur la capacité des administrations à identifier, structurer, négocier et piloter ces projets dans la durée.
C'est précisément à ce défi que répond le renforcement des capacités publiques, aujourd'hui reconnu comme un levier stratégique à part entière des politiques d'investissement.
Un atelier de renforcement des capacités au service des administrations togolaises
C'est dans ce contexte que s'inscrit l'atelier de renforcement de capacités animé par Julie Claude, avocate associée et co-gérante de Fidal Africa, du 13 au 15 avril 2026 à Lomé (Togo), dans le cadre du Projet d'Appui à la Promotion des Investissements et au Développement des PPP (PAPIDPPP), à l'initiative du Ministère délégué chargé de la Promotion des Investissements et de la Souveraineté Économique.
Destiné aux administrations togolaises impliquées dans les politiques d'investissement, cet atelier vise à consolider leurs compétences tout au long du cycle de vie des projets de PPP : identification des projets, audit et évaluation préalables - juridiques, fonciers et financiers -, structuration juridique et financière, techniques de négociation, mise en œuvre contractuelle et suivi de l'exécution.
À travers des cas pratiques, des mises en situation de négociation et des retours d'expérience tirés d'opérations réelles menées sur le continent, la formation entend doter les participants d'outils directement opérationnels, dans un cadre sécurisé, transparent et conforme aux standards internationaux.
Une expertise forgée sur le terrain, dans toute l'Afrique francophone
Julie Claude dispose de plus de vingt ans d'expérience en droit des affaires en Afrique. À la tête de Fidal Africa, dont le hub régional est établi à Casablanca et qui intervient dans plusieurs pays d'Afrique francophone, elle accompagne aussi bien les acteurs publics que les investisseurs privés sur des opérations à forts enjeux stratégiques.
Son expertise couvre l'ensemble du spectre des projets d'infrastructures et de partenariats public-privé : structuration et négociation de contrats de PPP, élaboration de modèles contractuels standardisés déployés sur plusieurs juridictions africaines notamment en matière de performance énergétique, conventions d'occupation et de valorisation du domaine public, ou encore accompagnement de fonds d'infrastructures internationaux dans leurs projets sur le continent.
Cette pratique s'appuie également sur une solide expérience en matière d'audits : audits juridiques et fonciers de projets d'infrastructures en amont de leur contractualisation, audits de conformité de montages contractuels, et audits juridiques de groupes multi-juridictions menés dans plusieurs pays d'Afrique francophone avec l'appui d'un réseau éprouvé de correspondants locaux. Cette maîtrise de l'audit - étape trop souvent négligée alors qu'elle conditionne la solidité juridique et la bancabilité des projets - constitue l'un des apports distinctifs de la formation dispensée aux administrations.
Cette pratique, régulièrement distinguée par les classements de référence du secteur, nourrit directement les actions de formation menées auprès des institutions publiques : les enseignements dispensés à Lomé s'appuient sur des situations concrètes rencontrées dans la négociation et l'exécution de projets réels.
Le renforcement des capacités, investissement dans la durée
En mobilisant le financement privé, en optimisant l'allocation des risques et en accélérant la réalisation de projets d'intérêt général, les PPP constituent un outil essentiel de la croissance économique et du développement des infrastructures en Afrique. Mais un contrat, aussi bien rédigé soit-il, ne vaut que par la capacité des parties à le négocier d'égal à égal et à le faire vivre sur toute sa durée - souvent vingt à trente ans.
Le renforcement des capacités des administrations produit ainsi des effets qui dépassent largement le cadre d'un projet donné : il rééquilibre la relation entre partenaires publics et privés, sécurise les investisseurs par la qualité de leurs interlocuteurs institutionnels, et renforce durablement l'attractivité des États. Des initiatives telles que le PAPIDPPP jouent à cet égard un rôle déterminant.
Par cette mission, Fidal Africa réaffirme son engagement de long terme aux côtés des institutions africaines : contribuer non seulement à la réussite de projets structurants, mais aussi et surtout à la montée en compétence des administrations qui les portent, au service du développement économique et de la souveraineté des États.